
Burn-out — comprendre les signes pour mieux le prévenir
Les grandes vacances terminées, nous voilà pour la plupart sur le chemin de la reprise de notre activité professionnelle.
À cette occasion, je souhaitais traiter de la question du « burn-out » (traduction littérale « se consumer ») et qui en français peut se traduire par un syndrome d’épuisement et ou de surmenage. Le phénomène a, dans un premier temps, été abordé sous l’angle professionnel. Aujourd’hui il est considéré plus largement et peut aussi s’observer dans d’autres domaines (vie familiale, activité sportive, etc.).
Une des idées reçues consiste à dire que les personnes en burn-out le sont parce qu’elles sont « faibles » et incapables de résister à la pression du travail.
Bien au contraire, il s’agit majoritairement d’individus très investis émotionnellement et intellectuellement dans leur travail. C’est justement parce qu’ils sont à ce point engagés qu’ils vont repousser leurs limites sans cesse pour résister davantage.
Une cause unique ne peut expliquer à elle seule un burn-out. Il faut vraiment considérer ce dernier comme un processus qui s’installe progressivement dans le temps dans un contexte professionnel multifactoriel (un écosystème). Beaucoup parlent de déséquilibre entre les exigences attendues et les ressources dont le travailleur dispose pour y parvenir.
Les signaux d’alerte sont nombreux et peuvent s’exprimer tant physiquement (maux de dos, maux de tête, réaction cutanée, baisse de l’immunité, baisse de libido, etc.) que psychologiquement (irritabilité, sautes d’humeur, troubles du sommeil, difficultés mémorielle, détérioration de la confiance en soi, etc.).
Le dépassement de soi est parfois tellement important qu’il empêche la personne directement concernée de prendre conscience de sa situation. L’entourage et/ou le corps médical jouent alors un rôle crucial dans l’acceptation de ce diagnostic.
Changer de situation professionnelle ne suffit pas toujours pour retrouver un équilibre. Un temps d’arrêt est parfois nécessaire pour se sécuriser. Ensuite vient le temps du questionnement et de l’accompagnement (médical, psychologique et autres disciplines traitant du bien-être) afin de retrouver de l’apaisement et du sens. Une réflexion sur les mécanismes psychiques qui ont amenés le(la) patient(e) vers le processus évolutif du burn-out est alors vivement conseillé afin d’éviter une potentielle rechute.
Ce qu’il faut retenir
- Le burn-out est une des causes de maladie en augmentation. Elle touche un grand nombre de travailleurs.
- La prévention reste le principal levier pour limiter le risque.
- L’entourage joue un rôle crucial dans la prise de conscience.
- Pour s’en sortir et développer des facteurs de protection, il est nécessaire d’être accompagné par des professionnels (médecin traitant, psychiatre, psychologue, sophrologue, etc.). Vous vous sentez concernés et ressentez le besoin d’en parler, n’hésitez pas à me contacter au 0472 62 76 64
Sources et liens utiles
- RTBF Actu (2026) – Dépression et burn-out : les incapacités de travail de longue durée bondissent de 32% ;
- Christèle Albaret (2018) – Comment reconnaître les sources du bun-out ?
Crédits image
- Photo de Vitaly Gariev sur Unsplash
